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Association Le Hang'art

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vendredi 9 septembre 2011

Pellicules textiles, correspondances hang'artiennes


Les Hang'artiens expulsés continuent à travailler vaille que vaille malgré les difficultés inhérentes à la situation : plus d'atelier... Nous sommes encore quelques uns sur place. Pour combien de temps ?


En attendant de funestes nouvelles sur les suites qui vont être données à la situation des sous-locataires encore sur place, voici les infos sur les activités de L'Abo.

"En attendant de réinstaller le laboratoire et de permettre à de nouveaux films de se faire, voici quelques évènements où L'Abominable sera présent.






A Reykjavik en Islande, le Kinoklubbur est le dernier né du réseau filmlabs, et une soirée de soutien à L'Abominable y est organisée le 18 septembre. C'est la première projection de cette programmation pour laquelle les cinéastes ont mis à disposition une copie personnelle de leur film et que nous proposons désormais aux programmateurs pour faire connaître quelques unes des œuvres qui ont pu se faire au l'abo. Ce programme 16 mm est disponible à prix libre, au bénéfice de notre laboratoire, et vous pouvez nous contacter si vous souhaitez en organiser la projection.


Filmlabs s'agrandit... et se réunit. Nous allons à Zagreb participer à la 5e édition des « Rencontres des labos » qui se déroulera en marge du festival international 25 FPS. Ce sera une nouvelle occasion d'échanger autour de nos pratiques avec les membres du réseau et de partager également quelques films réalisés dans la vingtaine de laboratoires représentés.


Enfin, plus près de nous, Frédéric Tachou présentera deux séances de films à la Cinémathèque française le 23 septembre, l'occasion de découvrir notamment Reste-là qu'il a réalisé à L'Abominable.


Le 18 septembre au Bio Paradis
Reykjavik/Islande


K (LES FEMMES)
Frédérique Devaux / 2003 / 16 mm / couleur / son / 5'
TERMINUS FOR YOU
Nicolas Rey / 1996 / 16 mm / n&b / son / 10'
PARTIES VISIBLE ET INVISIBLE D'UN ENSEMBLE SOUS TENSION
Emmanuel Lefrant / 2009 / 16 mm / couleur / son / 7'
PROMENAUX
Stefano Canapa / 2000-2001 / 16 mm / n&b / son / 12'
CHARLEMAGNE 2 : PILTZER
Pip Chodorov / 2002 / 16 mm / couleur / son / 22'
NEUF ET DEMI
Olivier Fouchard / 1999 / 16 mm / n&b / sil / 3'
MER
Martine Rousset / 2003 / 16 mm / couleur / son / 20'

Du 21 septembre au 25 septembre à Zagreb.

Une présentation de ces rencontres et le programme entier sont disponibles ici.

Les films de Nathalie Nambot, AMI ENTENDS TU, de Drazen Zanchi, MERCEDES DUNAVSKA (OU L'IMPOSSIBLE TRAJECTOIRE A1), et le tout dernier film fabriqué à L'Abominable, I(N)TER de Marie-Odile Sambourg y seront projetés. Stefano Canapa et Emmanuel Lefrant y joueront également leur performance PETROLIO.

  • Contre-culture générale

Le vendredi 23 septembre, deux séances présentées par Frédéric Tachou à la Cinémathèque française

19h30 - Œuvres

- Totem, France, 1999, 7’, vidéo
- J’aime la guerre, France, 2000, 15’, vidéo
- Petit matin, France, 2002, 30’, vidéo
- J’ai fait un beau voyage, je vais vous le montrer Chapitre II, France, 2002, 20’, vidéo
- Reste-là !, France, 2006, 10’, 35 mm

21h30 - Une histoire des films pornographiques primitifs



Michèle Forest, elle aussi, montre son travail






"Nous organisons avec 8 autres créatrices une expo de création textile et bijoux dans le cadre du Carrefour Européen du Patchwork à Saintes-Marie-aux-Mines en Alsace. Pièces uniques à venir consommer sans modération."
Le Hang'art est expulsé mais vous fait voyager : d'Islande en Croatie en passant par la rue de Bercy (la Cinémathèque française) et l'Alsace.

jeudi 4 août 2011

Histoires d'ex, suite

Copyright Le Parisien

  • EX - position de photos de l'

  • EX - pulsion des Hang'art-tiens, tistes et tristes

  • EX - tinction de la ruche asniéroise

  • EX - écution juridico-administrative

  • EX - plications




Question estivale en plein désert aoûtien : à quoi ça sert de payer son loyer puisque ce n'est pas reconnu par la justice ?

Pour comprendre ce qu'il se passe en ce mois d'août 2011 au Hang'art d'Asnières-sur-Seine


A Asnières-sur-Seine, on expulse douze occupants… qui ont toujours payé leurs loyers

Cas particulier dans la routine des expulsions locatives, les occupants d’un immeuble d’Asnières sont sur le point d’être expulsés sans ménagement tandis qu’ils ont toujours payé leurs loyers. En fait, ils sont sous-locataires ; et c’est leur bailleur, le locataire principal, qui a empoché leurs loyers pendant deux ans sans rien reverser au propriétaire. Résultat : c’est eux qui sont sur le point d’être expulsés. Le bailleur, lui n'a plus de locaux sur le site depuis longtemps.



Contact presse :
Isabelle 06 26 31 99 32 Nathalie 06 20 27 15 85

Association Le Hang’art


28-30-32 rue Bernard Jugault 92600 Asnières-sur-Seine

Revenons vingt ans en arrière. La société locataire du site, avec la bénédiction du propriétaire, commence à installer des sous-locataires. Très vite, une ruche d'artistes et de petites sociétés a investi l'espace, à la faveur de loyers bien inférieurs à ceux du marché. Le propriétaire, bien nanti, avait hérité du bâtiment, et, sentimental, il ne voulait pas le voir détruit de son vivant, ni gagner beaucoup d'argent avec.
Lorsqu'il eut rejoint le paradis des propriétaires, son héritier change de politique. Rapidement, il engage un gros cabinet de gestion immobilière et une avocate de choc pour expulser tout le monde. Le chemin de croix commence pour les sous-locataires. Pour arranger le tout, leur bailleur a la riche idée d'empocher leurs loyers tout en oubliant de payer le sien. Sur deux ans, il récupère 100 000 euros sans rien leur dire. Le bail cassé en référé, tous les sous-locataires, s'apercevant de la situation, demandent à la justice des délais pour se retourner avant de partir. Il y a deux familles dont une avec une petite fille en attente d’un second, trois petites SARL et deux associations employant plusieurs salariés et plusieurs travailleurs indépendants qui ont leur locaux professionnels, en particulier des artistes qui y ont leur atelier.







Pendant le temps de la procédure, les sous-locataires mettent leurs loyers sous séquestre et proposent au propriétaire de leur signer des baux précaires de 23 mois pour un loyer bien supérieur à celui que versait leur bailleur. Comme il y a d'autres occupants sur le site qui eux ont des baux courant jusqu'à 2016, le propriétaire ne peut de toute façon récupérer le bâtiment avant cette date.




L'avocate du propriétaire fait mine d'y être disposée pour gagner du temps... jusqu'à ce que la Préfecture, après avoir patienté depuis novembre, accorde finalement au propriétaire le concours de la force publique fin mai.
L’expulsion, une première fois programmée le 15 juin, est finalement décalée au 1er août suite à l’engagement des sous-locataires de tout faire pour libérer les locaux rapidement.




Sept semaines pour trouver de nouveaux locaux et déménager ce n’est pas bien long. La plupart n’ont que le temps de stocker leurs affaires, se retrouvant à travailler chez eux quand ils le peuvent. Les associations se retrouvent à l’arrêt. Les habitants, eux, se mettent à chercher un nouveau logement par leurs propres moyens puisqu’aucune proposition de relogement ne leur a jamais été faite, ni par l’Etat, ni par la Ville.





A ce jour, tous ceux qui travaillaient sur le site ont pu vider leurs locaux, sauf une association salariant une personne qui a besoin de garder un bureau jusqu’à la rentrée. Les habitants, eux, ont trouvé où aller, mais il ne leur sera pas possible d’emménager avant septembre. Alors, un nouveau délai a été demandé à la préfecture par trois occupants. La préfecture a indiqué qu’une réponse serait donnée… lundi, le matin même de l’expulsion ! S’il n’y a rien, ce sera : « Tout le monde dehors ! ». Sans que le propriétaire ou son avocate n’aient même eu besoin de leur adresser le moindre courrier.






Finie la philanthropie
place à l'immobilier.




La Préfecture de police a accordé un délai supplémentaire jusqu'au 31 août.



Association Le Hang’art

Contact presse
Isabelle 06 26 31 99 32
Nathalie 06 20 27 15 85


28-30-32 rue Bernard Jugault
92600 Asnières-sur-Seine




lundi 1 août 2011

Expulsion et petit délai

Crédit photographique : Le Parisien/Jérôme Bernatas

La photo du Parisien est malheureusement toujours de triste actualité.
Seul un petit délai de 29 jours accordé ce matin par le préfet, soit jusqu'au 31 août, permet à ceux qui n'ont pas de point de chute, de souffler un peu.
Comme des oiseaux chassés du nid,

artistes hang'artiens expulsés cherchent ateliers pas chers





Ecrivez au blog qui transmettra

lehangart1901@free.fr


Merci d'avance !

Expulsion







Crédit photographique : Jérôme Bernatas

Dans quelques heures, les représentants de la loi viennent constater que les 12 expulsés ont libéré les lieux.

Le Parisien
se fait l'écho de ce triste événement dans un article mis en ligne
sur son site internet en cette veille de début de la fin :


Asnières : les artistes quittent le Hang’art

dimanche 24 juillet 2011

Denières séances, nouveaux films









12 ateliers et/ou petites entreprises et/ou habitants du 30 et du 32 de la rue Bernard Jugault s'apprêtent à quitter la "petite ruche asniéroise".

Les artistes cherchent des ateliers, des grands des petits, des pas chers, des sympas, des clairs : pensez-y, notez-le, contactez Le Hang'art si vous avez des pistes : lehangart1901@free.fr

Les Hanga'artiens expulsés vous en seront très-très-très-très reconnaissants et même plus encore. La perte de leur lieu de travail met en danger la survie économique des activités des uns et des autres.



L'Abominable prend la parole, en VO (français) et VA (anglais)

Victime du pognon-roi, d'un voleur et du bal des menteurs, L’Abominable se voit contraint de se mettre en veilleuse. Quinze ans presque jour pour jour après notre arrivée dans les caves du 30, rue Bernard Jugault, nous sommes obligés de déménager sous la menace des baïonnettes. Après quelques derniers épisodes bien stressants, le feuilleton de notre expulsion programmée se termine finalement (sauf ultime mini-sursis) par la date butoir du 31 juillet prochain. Cet état de fait touche également Christophe, qui nous file de fiers coups de mains depuis son installation sur le site et qui perd son appart, ainsi que la dizaine d’autres sous-locataires qui se sont battus avec nous depuis l’automne pour faire valoir nos droits. En ce qui concerne le labo, nous avons travaillé depuis plusieurs semaines avec l'aide de nos adhérents à démonter et préparer convenablement notre matériel pour l’entreposer en attendant des jours meilleurs. Six mois de recherches n’auront pas été suffisants pour trouver une solution pérenne qui nous permette de véritablement déménager, mais la Mairie de La Courneuve nous accueille en mettant à notre dispositon un espace de stockage. Son équipe culturelle souhaite que nous nous réinstallions dans la ville et nous travaillons avec eux, le CNC et la Région dans cette perspective. Mais quelle que soit la solution que nous trouverons pour réinstaller l’ensemble du labo, cela prendra un peu de temps et nous cherchons également un espace ou installer bureau et atelier dans l'intervalle pour poursuivre a minima nos activités. Une période de l'histoire de L'Abominable touche à sa fin. Encore une fois merci à tous ceux qui nous ont soutenus depuis novembre, que ce soit par la pétition, les messages d’encouragement, les coups de main, etc. Soyez-en sûrs, nous sommes déterminés à remonter le labo, à développer les possibilités qu'il peut offrir et à continuer dans les années qui viennent à rendre possible la production sur support film d’une manière ou d’autre. Nous trouverons le moyen de le faire et ce sera mieux qu'avant ! En attendant, si certains d’entre vous veulent participer aux derniers soubresauts du grand transbahutage en cours, et à la suite, appelez-nous ou écrivez-nous. Un nouveau l'abo est à construire.
L’équipe du L’Abo



Rencontre du 3e type ?



And the English version

15 years after landing in the basement of 30, rue Bernard Jugault in Asnières, L’Abominable has no choice but to free up the space it has been using ever since. Crooks and liars after big money got the final say and we have to free up the space before July 31st. The situation is the same for Christophe that lives upstairs and has been helping us a million times since he s been around, and the ten other subletters that batlled together with us since last fall. As for us specifically, with the help of our members, we've been taking apart our machines and equipment for a few weeks now in preparation for storage. The six months we spent trying to find a new space were nt enough to find a place we can directly move in but the city of La Courneuve is offering us crucial storage space. The culture people there would like us to set up in that city and we re working with them and funding bodies towards such a perspective. But whatever solution comes through for the complete lab, it will take a bit of time so we re organizing to have a temporary space where can offer the minimum services in the meantime. A period in the history of L’Abominable is ending. Once again, thank you to all of you that helped since last November, whether by signing the petition, sending us encouragement, of offering some of his time or ideas. Be assured that we are determined to set up the lab again, make it even better and pursue our commitment to make production on celluloid possible in future years one way or another. We'll find a way ! A new lab is to be built. L’Abominable


De L'ABO

à GANBALO


c'est le bal des labos,
des "o" qui dansent avec les "l"
et les "a" d'image'

des histoires d'images...


Nos amis de l'association GANBALO font des films aux aussi, pour que les sinistrés du tsunami ne soient pas oubliés.






Pour en savoir plus, c'est ici.
Pour voir des images, c'est là.







jeudi 7 juillet 2011

Des Portes, Départs


Fin de parties.

Départs et fin.


Les 7 semaines de délai
accordées par le Préfet avant l'expulsion sont inexorablement grignotées.

Certains ateliers sont déjà vides, d'autres se vident, d'autres encore vous ouvrent leurs portes pour la dernière fois. Ainsi Pascal Ken vous attend, nombreux, à son atelier du 32 ce week-end.





Sylvain Modet photographie L'Abominable qui a commencé son déménagement :
15 ans de tournages et de travaux de labo qui s'éclipsent petit à petit au fil des camions,
en partance vers d'autres lieux.
















Le moral n'y est pas...


Restent des photos, des images, des souvenirs.


Un autre instantané, photographié par Pascal Ken
.


So long...

vendredi 24 juin 2011

Histoires d'ex

Ex-pulsion (s de rage...), ex-(dé)ploration

Les sanglots longs des cartons de l'expulsion cassent l'énergie développée depuis 15 ans au Hang'art.
Le week-end dernier, les 12 bradaient, en prévision de l'exode du 31 juillet.
A ce jour ils cherchent toujours leur nouvel atelier. Si vous connaissez des locaux sympas, pas chers, etc. écrivez au Hang'art : lehangart1901@free.fr, qui transmettra...






Ex-positions & pressions



Morceau de pellicule des films de Louis et Auguste Lumière" ( site des Archives Françaises du Film)


Un peu de L'Abominable à voir... au

20e Festival du film court en Seine-Saint-Denis
104 avenue Jean Lolive 93500 Pantin – Tél. : 01 48 46 95 08

vendredi 24 juin à 20h
Ruptures / continuités Parcours au sein du catalogue du Collectif Jeune Cinéma pour évoquer les 40 ans d'activité de la coopérative avec, notamment au programme :

K (Rêves/Berbères) de Frédérique Devaux - 8'30 - 2007
"Les Kabyles face au rêve d'un ailleurs."

vendredi 24 juin à 22h
Soirée Stephen Dwoskin Cinexpérimentaux Stephen Dwoskin
de Michel Amarger et Frédérique Devaux - 59' - 2010
Evocation de la trajectoire du cinéaste de recherche, vivant en Angleterre.

+ Phone Strip de Stephen Dwoskin - 8' - 2007.
Poème pointilliste réalisé au mobile.

+ Mom de Stephen Dwoskin - 13' - 2009.
Portrait de sa mère.

Jusqu’au 25 juin dans le hall du 104
Lettres vidéo Pour fêter les 20 ans de Côté Court diffusion de films inédits dont
Impressions de Kabylie de Frédérique Devaux - 4' - 2011
FD : "Depuis Bejaia, face au chaos du printemps des peuples arabes, je vous envoie mes doutes et mes espoirs pour l'avenir de la Kabylie."


Des images qui bougent aux peintures fixant le mouvement : Eric Turlot et le Hip Hop et hop !
C dans l'agenda







Et le spectacle de Roukiata Ouedraogo
C dans l'agenda







Et des photos de danse aussi...


"Je suis une jeune photographe qui a un monde un peu particulier...
Je vous laisse le découvrir au travers de mon dossier d'artiste."


Emilie a écrit au Hang'art pour présenter son travail. Peu de chances, malheureusement, qu'on puisse l'inviter à l'occasion de prochaines Portes Ouvertes, puisque les portes du Hang'art vont faire comme celles du pénitentier de la chanson...
Voici l'expo virtuelle, quelques images d'Emilie.
Pour en voir plus : le site www.emiliechacon.com











Des portes qui se ferment,
des silhouettes qui s'éloignent,
des papillons qui s'envolent...