Expulsés ? Pas tous, mais presque. Disséminés aux quatre vents, Comme autant les emporte le vent,
Les Hang’artiens travaillent envers et contre tout
Certains filment, c’est L’Abo, c'est la vie !
Les Hang’artiens travaillent envers et contre tout
Certains filment, c’est L’Abo, c'est la vie !
« Trois séances de films passés par notre cinématographique sous-sol seront projetés à Marseille lors de la belle semaine Asymétrique organisée par le Polygone Étoilé.
Et on profite de l'occasion pour annoncer deux autres projections un peu loin, dans les deux villes où ces films ont été tournés respectivement :
Ami, entends-tu de Nathalie Nambot sera présenté lors du festival Art Doc Fest à Moscou qui se déroulera du 2 au 10 décembre
Fleurs noires de Baptiste Bessette lors du Festival des Films sur la Paix de Hiroshima du 29 novembre au 11 décembre.
La Semaine Asymétrique n'est pas un festival !
C'est une rencontre de cinéastes qui viennent là pour projeter/regarder des films, partager des interrogations et des expériences.
Ils viennent à pied ou en avion, en co-voiturage ou à dos d'âne et ils savent trouver là le gite, le couvert et des compagnons de débauche pendant toute la semaine.
Ils viennent à pied ou en avion, en co-voiturage ou à dos d'âne et ils savent trouver là le gite, le couvert et des compagnons de débauche pendant toute la semaine.
La Semaine Asymétrique est un équilibre instable d'improvisation et de rigueur sourde.
Il n'y est pas d'horaire rigide, mais une totalité du temps vouée à nos passions cinéma.
Il n'y est pas d'experts.
Chacun qui vient, oiseau migrateur, passager du vent, s'il a un film sous le bras, quelle qu'en soit la matière, quelle qu'en soit l'époque, celui-là peut parler en connaissance de cause, prendre la parole et dire Je, et dire Tu, et dire Nous... La légitimité qui est la nôtre, c'est d'avoir fait des films qui n'appartiennent à rien ni à personne.
Ce sont des films impropres à la consommation. Ce sont des "films publics" pourtant, en ce que le public et lui seul, donne un sens à notre geste.
Il n'y est pas d'experts.
Chacun qui vient, oiseau migrateur, passager du vent, s'il a un film sous le bras, quelle qu'en soit la matière, quelle qu'en soit l'époque, celui-là peut parler en connaissance de cause, prendre la parole et dire Je, et dire Tu, et dire Nous... La légitimité qui est la nôtre, c'est d'avoir fait des films qui n'appartiennent à rien ni à personne.
Ce sont des films impropres à la consommation. Ce sont des "films publics" pourtant, en ce que le public et lui seul, donne un sens à notre geste.
ENTREZ LIBRES !
Polygone étoilé1 rue Massabo
13002 Marseille
jeudi 24 novembre à 21h Polygone étoilé SCHUSS ! de Nicolas Rey
16mm, coul., son, 123 min, 2005
Un film qu’on pourrait prendre pour un documentaire un peu étrange sur les sports d’hiver est soudain déclaré par son auteur avoir pour sujet l’aluminium. Les chapitres évoquent alors l’histoire économique du XXème siècle, la mort du dieu Progrès dans les vallées des Alpes et en filigrane la question de l’État et de l’Industrie. À la neige comme à la neige.
16mm, coul., son, 123 min, 2005
Un film qu’on pourrait prendre pour un documentaire un peu étrange sur les sports d’hiver est soudain déclaré par son auteur avoir pour sujet l’aluminium. Les chapitres évoquent alors l’histoire économique du XXème siècle, la mort du dieu Progrès dans les vallées des Alpes et en filigrane la question de l’État et de l’Industrie. À la neige comme à la neige.
vendredi 25 novembre à 13h30 Polygone étoilé LES SOVIETS PLUS L'ÉLECTRICITÉ de Nicolas Rey
16mm, coul., son, 175 min, 2001
Un cinévoyage au pays qui n'existe plus. Super-autoproduction en Sviemacolor.
Trois heures de transports en commun. Parcourir la Russie comme on fait le tour d'une maison qui n'est pas la sienne.
« C'est le deuxième jour qui est pénible. Dans le train, c'était pareil, le deuxième jour je trépignais d'impatience. Ensuite, à partir du troisième, ça va mieux. On s'habitue à la lenteur, à la monotonie du paysage, à la vie faite de courts cycles sommeil-nourriture-distraction totalement sans rapport avec les horaires habituels d'une journée. »
Des publicités pour le linoleum, comme s'il s'agissait d'une pierre précieuse, et des villes entières - construites sur des mines d'or - finalement abandonnées.
Il n'y a pas de chaos russe. Simplement l'«Europe» qui s'étend désormais jusqu'au Pacifique, et non plus jusqu'aux fantomatiques Monts Oural.
Trois heures de transports en commun. Parcourir la Russie comme on fait le tour d'une maison qui n'est pas la sienne.
« C'est le deuxième jour qui est pénible. Dans le train, c'était pareil, le deuxième jour je trépignais d'impatience. Ensuite, à partir du troisième, ça va mieux. On s'habitue à la lenteur, à la monotonie du paysage, à la vie faite de courts cycles sommeil-nourriture-distraction totalement sans rapport avec les horaires habituels d'une journée. »
Des publicités pour le linoleum, comme s'il s'agissait d'une pierre précieuse, et des villes entières - construites sur des mines d'or - finalement abandonnées.
Il n'y a pas de chaos russe. Simplement l'«Europe» qui s'étend désormais jusqu'au Pacifique, et non plus jusqu'aux fantomatiques Monts Oural.
